Ex-libris et Polaris

Choix littéraire totalement subjectif, la plupart du temps issu d'une irrésistible poussée vers le cercle polaire... et autres sujets beaucoup plus futiles.

29 juin 2012

Les lauriers poussent aussi au nord

Dans la foulée du Prix Nobel de littérature à Tomas Tranströmer, en octobre 2011 - premier Nobel nordique depuis le duo suédois Eyvind Johnson et Harry Martinson en 1974 - quels ont été les auteurs nordiques à glaner quelques lauriers en ce début 2012 ? Petit résumé doré, de la Norvège à l'Islande.

Le Grand Prix de littérature du Conseil nordique

à Merethe Lindstrøm

Merethe Lindstrøm

Avant Per Petterson en 2009 couronné pour Maudit soit le fleuve du temps, il fallait remonter à Lars Saabye Christensen en 2002 pour voir le Grand Prix de littérature du Conseil nordique attribué à un Norvégien. Quand on sait, qui plus est, que, depuis la création du prix en 1961, une seule Norvégienne l’avait jusqu’alors décroché (Herbjørg Wassmo en 1987), on mesure ce que Merethe Lindstrøm a dû ressentir. Dixième auteur norvégien a décrocher en quarante ans le plus prestigieux prix littéraire nordique depuis le fameux Palais de verre de Vesaas en 1964, Merethe Lindstrøm est née le 26 mai 1963 à Bergen. Auteur de sept romans, dont son premier a été publié à l’âge de 20 ans, et d’autant de recueils de nouvelles, elle a aussi chanté dans des groupes de rock à Berlin et Oslo et vit aujourd’hui dans la capitale norvégienne.

Dager i stillhetens historie, recueil de nouvelles de 2011 pour lequel elle a été récompensée en mars dernier traite du vieillissement, au travers d’un couple, Eva et Simon.

Traduction française

> Le Remplaçant, paru chez Gallimard (Du monde entier), le 3 novembre 2000. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig. Titre original : Stedfortrederen (1997). ISBN : 2-07-075533-9.

 

Le « petit Nobel » à Einar Már Guðmundsson

Einar Már Guðmundsson

Grand Prix de littérature du Conseil nordique (la pépite des récompenses pour un auteur des cinq pays nordiques) en 1995 pour Les anges de l’univers, romancier, poète et nouvelliste, l’auteur islandais Einar Már Guðmundsson a reçu, le 11 avril dernier, le prix nordique de l'Académie suédoise (Nordiska pris). Il est le troisième Islandais à décrocher les 350.000 kr du « Nordic prize », après Thor Vilhjálmsson en 1992 et Guðbergur Bergsson en 2004. En 1999, il avait également reçu la médaillle Karen-Blixen de l’académie danoise.

Einar Már Guðmundsson, qui est également essayiste et qui a signé des écrits sur la société, la politique et la culture, est né le 18 septembre 1954 à Reykjavik. Dans son écriture, dit-il, il tente d’examiner ce que « la réalité recèle de magique en même temps que la part de réalité que la magie recèle ».

Après un recueil de poésies en 1980, il publie en 1985 son premier roman, Les chevaliers de l’escalier rond. Les anges de l’univers, primé en 1995, a eté adapté au cinéma en 2000. Il a notamment poursuivi son chemin avec une saga familiale en trois opus publiés en 1999, 2002 et 2004 et non traduits en France.

Traductions françaises

> Les anges de l’univers (1995, titre original : Englar alheimsins), paru en France en  novembre 1998 chez Flammation (traduit par Catherine Eyjólfsson). ISBN : 978-2-08-067275-9. Puis en poche chez 10/18, le 3 mai 2001.

> Les chevaliers de l’escalier rond (1985, titre original : Riddarar hringstigans), paru en France chez Gaïa, le 7 juin 2007. Traduit par Éric Boury. ISBN : 978-2-84720-097-3.

> Le testament des gouttes de pluie (1986, titre original : Eftirmáli regndropanna), paru en France le 7 novembre 2008 chez Gaïa. Traduit par Éric Boury. ISBN : 978-2-84720-130-7.

 

 


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