Ex-libris et Polaris

Choix littéraire totalement subjectif, la plupart du temps issu d'une irrésistible poussée vers le cercle polaire... et autres sujets beaucoup plus futiles.

22 juin 2012

#1 - Brevis nordicus

Brevis nordicus, c’est la nouvelle chronique - alphabétique - sur les auteurs nordiques, en bref. Une première aux accents très suédois.

Mari Jungstedt> Mari Jungstedt. Le sixième volume (sur les dix déjà parus) de la série des enquêtes suédoises de l’inspecteur Anders Knutas et du reporter Johan Berg, sur l’île du Gotlan de la Baltique, vient d’être publié en anglais, sous le titre de Dark angel. Den mörka ängeln était initialement sorti en Suède, en 2008, chez Albert Bonniers Förlag. Le lecteur francophone, lui, est resté scotché au troisième épisode. Le premier de la série - Celui qu’on ne voit pas (Den du inte ser, 2003) - avait été publié chez Plon en novembre 2007 (en 2010 en Livre de poche, LGF) et Les ombres silencieuses (I denna stilla natt, 2004) avait paru également chez Plon, en 2008 (puis en 2011 en Livre de poche, LGF). Le troisième volume était sorti chez le Serpent à plumes en 2011 : Le cercle intérieur (En inre kretsen, 2005), puis en février 2012 en Livre de poche (LGF). Depuis, plus rien chez nous. En mai dernier, Mari Jungstedt a publié son dixième roman, Den sista akten… que l’on peut traduire par Le dernier acte.

Camilla Lackberg> Camilla Läckberg. Alors qu’Actes Sud sort en ce mois de juin 2012, La Sirène, sixième volet des aventures d’Erica Falck (depuis La Princesse des glaces en 2008), l’auteure aux 9 millions de romans policiers vendus dans le monde venait juste de publier la version anglaise, en mars dernier, sous le titre de… « La Noyade » (The Drowning). Un titre plutôt éloignée de la version originale (Sjöjungfrun) qui signifie bien « Sirène ». Née en 1974 à Fjällbacka (côte ouest suédoise, tout près du sud-Norvège) où elle campe tous ses romans, Camilla Läckberg est annoncée en France à l’automne prochain, puisqu’elle participera aux Boréales.

Leif GW Persson> Leif GW Persson. Après La Nuit du 28 février (Presse de la cité, 2005) et Sous le soleil de minuit (Presse de la cité, 2006), il a fallu s’armer de patience pour retrouver Leif GW Persson en traduction française. Enfin, est arrivé Comme dans un rêve, en 2009. Cette formidable enquête revisitait l’assassinat du Premier ministre Olof Palme, un roman génialissime qui nous offrait une plongée dans l’ équipe de Lars Martin Johansson, enquêteur à l’ancienne flanqué de sa jeune garde rebelle composée des Anna Holt, Jan Lewin et Lisa Mattei. Paru chez Rivages en 2009, le roman a eu droit à sa version poche chez Rivages/Noir en novembre 2011 alors que paraissait en même temps, toujours chez Rivages, La Fête du cochon, les grands débuts de Lars Martin Johansson, sur fond d’intrigues secrètes avec la Sapö, la sureté intérieure suédoise. A la lecture de ces premières enquêtes de la série baptisée par Persson « Un roman sur un crime», on ne pouvait évidemment pas s’empêcher de penser aux dix volumes du couple Maj Sjöwall et Per Wahlöö, avec leur saga de l’inspecteur Martin Beck écrite entre 1965 et 1975 appelée « Le roman d’un crime ». Prix du meilleur policier suédois en 2003, puis en 2010, Leif GW Persson, né en 1945 à Stockholm, vient de voir son sixième roman (paru en 2003) traduit en anglais (En annan tid, ett annat liv/Another time, another life), au printemps dernier, chez Doubleday publishing. Pourvu que Rivages embraye !

August Strindberg> August Strindberg. Les célébrations du centenaire de la mort du génie suédois se poursuivent en France. Prochain rendez-vous : à Grignan (Drôme), lors de la 17e édition du Festival de la correspondance (4-8 juillet) consacré cette année aux philosophes. Samedi 7 juillet, à 14h30, Elena Balzamo, essayiste, traductrice et historienne des littératures scandinaves et russes, devisera sur « Brandes, Strindberg, Nietzsche : la quadrature du triangle » ou comment ces trois grands esprits se sont fréquentés, à la fin des années 1880, par la voie épistolaire.

Autres grands rendez-vous en vue, à la rentrée, nous aurons l’occasion d’y revenir : « Strindberg en héritage ». Conférences à la Sorbonne, spectacles et documentaires à l’Institut suédois, du 27 au 30 septembre, ce programme pluridisciplinaire conjointement organisé par l’Université de la Sorbonne, l’Université de Stockholm, la Bibliothèque nationale de France et l’Institut suédois, viendra conclure l’année Strindberg (1849-1912).

 

Crédits photos : Leif GW Persson par Jacob Ehrban © / Mari Jungstedt par Anna-Lena Ahlström ©


Commentaires

Poster un commentaire